Modélisme Naval Le RADOUB du PONANT

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Modélisme Arsenal, Naval, Aérien, Terrestre et Autres.

    le radoub du ponant : Origine des voiles royales

    xavero63
    Premier Maître
    Premier Maître



    a009d

    Toujours le même plaisir,  a170

    Amitiés  a011

    Xavier
    Glénans
    Capitaine de Frégate
    Capitaine de Frégate

    Glénans

    Bonjour Jean-Jacques,

    J'aime toujours autant ta "prose". 

    Continue comme cela que je puisse approfondir mes connaissances.

    Bonne journée.
    michaud
    Capitaine de Corvette
    Capitaine de Corvette

    michaud

    Décidément,les femmes entourant le Roi,non seulement empoisonnèrent la vie et l'atmosphère de la cour,mais se mêlèrent de la politique de grenouillages en intrigues stériles.Apres " la Pompadour "et ses manipulations Autriche -Prusse, et l'influence sournoise du diplomate Kaunitz ,voici la du Barry qui réussi a faire renvoyer les deux Choiseul qui avaient entrepris le redressement de nos institutions et posés les bases de notre nouvelle Marine. Pourtant la situation financière s'améliorait malgré des mesures impopulaires grâce a l'abbé Terray nommé contrôleur des finances. Il est a l'origine de la pose de la première pierre de l’hôtel des monnaies a Paris et fut a l'origine de l'édification du Grand théâtre de Bordeaux. Nommé " vide gousset" par ses mesures impopulaires et pour satisfaire l'opinion publique,il fut remercié en 1774.                                                                                                                 Louis XV meurt cette année la et fut selon la coutume enterré nuitamment et pour la petite histoire,quelques curieux auraient criés comme a la chasse: " Tayau!Tayau! " au passage du cortège. Le Roi est mort ! Vive le Roi !
    Avec l'arrivée de Louis XVI et de Sartine,un nouvel esprit souffla dans les ministères. On prit conscience de la mauvaise hygiène et la déplorable alimentation des équipages cause d'une mortalité importante et source de maladies.
    Sartine,reconnaissant ses lacunes dans le domaine marin,eut l'intelligence de s'entourer de gens compétents.
    Et tout fut passé au crible.
    Les principaux ports furent visités,les marchés pour les approvisionner étudiés,les ateliers inspectés,la constructions de casernes décentes pour les équipages fut immédiatement ordonnée. Autre innovation,afin de gagner du temps et de l'argent,la standardisation de fabrication des canons et des types de navire fut établi. Trois types de vaisseaux furent retenu ( 110,80,74 canons).

       Gravure numérotée de Mr Jean Bellis représentant un 74 canons français typique de cette époque entrain de faire sécher les " branles" ou hamacs de l'équipage.

    le radoub du ponant : Origine des voiles royales - Page 6 Photo_56

          De nouveaux types de navires virent le jour comme les cotres ou cutter. Rapides,maniables,ces navires servaient a l'éclairage des flottes,mais aussi étaient tres utiles comme garde cotes et surveillance de nos eaux. Mais ils avaient l'inconvénient de casser du bois avec leur mat unique et leur grand beaupré surchargés de manœuvres .Aussi la plupart d'entre eux furent convertis en petits sloops de guerre ou goélettes tout aussi rapide et nécessitant moins d'hommes d'équipage.

                                                                               Voici l'un de ces cotres convertis en goélette,le " Malin "

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                                                                    Et ce petit livre autobiographique relatant son épopée

    le radoub du ponant : Origine des voiles royales - Page 6 Img_6678


           L'amélioration individuelle de l'équipement du soldat ou du marin fut aussi revue avec l'apparition du fusil connu sous le modèle ( 1777) qui " écrira" l'histoire de l'Indépendance américaine en passant par l'épopée et la légende napoléonienne et au delà.

    le radoub du ponant : Origine des voiles royales - Page 6 Img_6751
    Et bien sur le fameux canon  Gribeauval.
    L'objectif est de se doter d'une flotte de 80 navires de ligne et 60 frégates. La guerre arriva 3 ans trop tôt. Le budget de la Marine passa de 17,7 millions en 1774 à 74 millions en 1778. L'augmentation sensible des commandes dans tous les corps de métier et le changement dans l'opinion publique véhiculaient un sentiment de revanche sur les désastres précédents et laissaient deviner que:rien ne serait comme avant.

                                                                         Vaisseaux de 74 canons en escadre d’après une gravure tirée de l'oeuvre des Ozanne

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    A Suivre Amitiés Jean-Jacques a010 a013 a009c
    michaud
    Capitaine de Corvette
    Capitaine de Corvette

    michaud

    Je viens d'envoyer une suite il y a quelques minutes. Idem. Bonne journée
    pascal 72
    Major
    Major

    pascal 72

    a009c

    Belle gravure Jean Jacques a019 a20f

    a009c
    polchen57
    Maître Principal
    Maître Principal

    polchen57

    a009
    Magnifique Jean Jacques a024 a024 a024
    Amitié Pol a026a a026a a026a
    michaud
    Capitaine de Corvette
    Capitaine de Corvette

    michaud

    Merci Pol
    michaud
    Capitaine de Corvette
    Capitaine de Corvette

    michaud

    Le vent s'est levé et des vagues de plus en plus nombreuses roulent le long de la cote. Quelques voile se hâtent vers le refuge le plus proche. Le temps se couvre. En se rapprochant des ports ,le cris des oiseaux couvre a peine la rumeur venant de la terre.
    Ces oiseaux ont quelque chose de particulier. Ils sont américains.

    De toutes les provinces longeant cet immense territoire encore a peine exploré des cavaliers montant des montures rapides portent des dépêches. Les nouvelles ne sont pas bonnes. Des groupes se forment pour les commenter. L'Angleterre de Georges III vit a crédit et les colons d'Amérique entretiennent une contrebande qui pèse lourd en ne respectant pas les règles de navigation.
    Les citoyens de souche ne s'empressent guère de payer. Pourquoi ne pas faire payer les colons ? Le parlement anglais trouve très vite un impôt,c'est le Stamp Act . Celui-ci avait été précédé d’impôts sur le sucre et l'obligation de loger et de nourrir les soldats anglais chez l'habitant.
    Ces mesures de plus en plus insupportables montraient une discrimination des colons d'Amérique sur les sujets de la métropole.
    De plus les colons d'Amérique n'étaient pas représentés au parlement de Londres. Bientôt un boycott des produits anglais s'instaure,les échanges commerciaux avec la mère patrie sont paralysés et une société secrète " les fils de la liberté " comme il en existait beaucoup a cette époque provoque des émeutes. 0025a  Cette société secrète a un drapeau blanc a bandes rouges horizontales. Bientôt il sera célèbre et arborera en diagonale un serpent et une devise qui ,traduite sera " Ne marche pas sur moi "DON'T TREAD ON ME ". a008a
    le radoub du ponant : Origine des voiles royales - Page 6 Img_6753

    Ce pavillon deviendra le premier de la Marine Continentale future US NAVY. Le Stamp Act fut annulé mais très vite remplacé par
    d'autres impôts de plus en plus insupportables. Sur de sa force l'Angleterre commit l'erreur d'envoyer des troupes qui,plein de morgue et de suffisance multipliaient les provocations contre les manifestants de plus en plus nombreux jusqu’à commettre
    l'irréparable qui mit le feu aux poudres. Bientôt,devant les excès des troupes britanniques,les 56 représentants des provinces unies se réunirent a Philadelphie . Des armes cachées se mirent a circuler et des milices se constituèrent. A l'issue du second Congres Continental présidé par John Hancock,la décision est prise de réunir tous les moyens pour lutter contre les Britanniques.
    Le 15 juin 1775,l'état de guerre est voté, Georges Washington est nommé commandant d'une armée continentale comptant environ
    entre 13 et 17 000 hommes. L'Angleterre déclare les colonies en état de rébellion le 23 août 1775. Entre temps Washington avait réuni une flottille de corsaires qui prit plus de 30 marchands anglais chargés de ravitaillement et de munitions.Les pertes anglaises furent conséquentes (surtout en officiers),226 tué et 828 blessés sur 2600 hommes contre 140 morts américains et 271 blessés.

                                                            Brigantin corsaire " Hannah" faisant partie de la flottille armée par Washington

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      La jeune marine américaine va arborer sur ses navires une variété de pavillons au symbole très fort en vigueur dans leur province.
    Le pin de l’Oregon pour Washington,le serpent a sonnettes sous toute ses formes,le drapeau anglais en quartier supérieur sur le drapeau des fils de la liberté. De prise en prise les navires américains augmentèrent leur taille et les jeunes chantiers continentaux virent naître des frégates élégantes. Les corsaires américains vont augmenter leurs prises et la flotte de commerce anglaise de lourdes pertes financières.

                  Les jeunes capitaines américains étaient tellement obsédés par la vitesse que certains d'entre eux rajoutaient une voile latine a l'artimon de leur batiment comme  sur L" USS Raleigh"

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                                                                         Coque du corsaire Oliver Cromwell qui connu une brillante carrière
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                                                                                     Sloop corsaire américain

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                                                                                                             A  Suivre                                   Amitiés  Jean-Jacques
    pascal 72
    Major
    Major

    pascal 72

    a009c

    Ton récit est toujours aussi captivant et tes gravures sont très belles a20f

    a009c
    michaud
    Capitaine de Corvette
    Capitaine de Corvette

    michaud

    Merci Pascal. Bientôt un gros morceau et de beaux profils. Amitiés Jean-Jacques
    Glénans
    Capitaine de Frégate
    Capitaine de Frégate

    Glénans

    Bonsoir Jean-Jacques,

    Toujours aussi intéressant ton sujet, et j'apprécie plus particulièrement les illustrations que tu joins.

    Vivement la suite !

    Bonne soirée.

    parellum
    Inspecteur Général de la Marine
    Inspecteur Général de la Marine

    parellum

    a009d

    Je reste quelques jours absent et tu en profites pour publier un tas d'épisodes!! a019

    Et, cerise sur le gâteau, ce sont enfin les anglais qui dégustent a026a a027

    Merci Jean-Jacques le radoub du ponant : Origine des voiles royales - Page 6 876058020
    michaud
    Capitaine de Corvette
    Capitaine de Corvette

    michaud

    En cette année 1776,une guerre qui ne veux pas dire son nom s'est engagée sur la mer et sur les lointaines cotes américaines.
    L'Angleterre est est tellement sure de sa force que ses soldats et marins s'autorisent de plus en plus d’excès. a163
    Mais Albion est tellement près du baril de poudre, qu'elle ne voit pas que la mèche est déja allumée et qu'il va exploser.
    C'est aussi une guerre des nerfs. Les Antilles servent de plaque tournante pour la vente des navires anglais capturés par les Insurgents. a005
    Ceux ci trouvent un accueil bienveillant et sourdement satisfait des autorités françaises. De plus,attirés par le profit et le nombre de prises,des volontaires français se mêlent aux marins américains qui trouvent ainsi le moyen de compléter les équipages.
    Comme les corsaires américains s'aventurent dans les eaux européennes pour s'attaquer aux navires anglais,ils ramènent leurs prises dans les ports français.Chacun y trouve son compte et les Anglais sont dans une rage folle et crient au scandale et s'autorisent a contrôler tous navires mettant le cap sur les Antilles. La France est néanmoins embarrassée, mais elle essaye de gagner du temps.
    Le succès grandissant des corsaires américains,la vente de leurs prises toujours plus nombreuses dans les ports français l'encourage a entamer des pourparlers secrets avec les émissaires du congres américain dont le principal est Benjamin Franklin.
    L'Angleterre,de plus en plus furieuse et au delà de toute prudence n'hésitait plus a envoyer ses navires poursuivre les navires du Roi jusque dans les endroits les plus difficiles sans même arborer leurs couleurs. Les règles internationales étaient outrageusement bafouées sur toutes les mers du globe. Les navires marchands français virent leurs cargaisons confisquées car elles risquaient de renforcer les Insurgents. Les petits cercles privés,salons et autres clubs ou se rencontraient la jeunesse du temps proliféraient. Les idées aussi dont les gazettes de l'époque se faisaient l'échos .L'Amérique était a la mode et l'envie de laver l'affront du traité de la guerre dite de sept ans était de plus en plus présent. Se venger de l'Anglais était devenue l'idée majeure. a008e  a008d
    Aventuriers de tous poils, émissaires officiels ou officieux,gentilshommes,faux et vrais marchands,tout ce petit monde allait de salons en salons;franchissant la Manche ou l'Atlantique transmettant les nouvelles,mais alimentait en fournitures diverses les Insurgents.
    L'exemple type de ce genre de personnage aventurier est Beaumarchais. Ayant au temps de Louis XV gagné les faveurs de Mme de Pompadour, il était devenu horloger du Roi,puis secrétaire,lieutenant général des chasses,compose pour le théâtre,maître de la harpe pour les filles du Roi,initié aux affaires par un banquier,il devint bientôt en 1772 agent secret de Louis XV. Le Barbier de Séville vit le jour en 1774 et 1775 avec des aller-retour a Londres ou il rencontra le fameux chevalier d’Éon.
    Les rapports favorables aux 13 colonies étaient pour les yeux du Roi l'occasion de laver l'affront du traité de 1763.Mais il hésitait a intervenir dans les affaires internes d'un état,ce qui est très compréhensible. Le destin et les vexations anglaises de plus en plus insupportables vont décider pour lui. Entre temps,grâce a une société écran,Beaumarchais affrète un navire et livrent des fusils aux Insurgents ( les fleurs de lys sur la crosse des fusils a été grattée,mais leur type ne laisse aucun doute sur leur origine ).
    Gagner du temps,le Roi le sait,la flotte n'est pas prête. Elle peu faire honneur a ses couleurs avec 51 navires de ligne et ses frégates.
    Le rythme de mise en chantier de nouveaux vaisseaux et frégates s'accélère. L'Angleterre a 85 vaisseaux dont 35 sont déja en mer  et tous y comprit les frégates sont doublés en cuivre ,ce qui est loin d’être le cas pour la flotte française qui commencera timidement doubler ses batiment en 1780 seulement. Les Anglais doublaient leurs navires depuis 1760 ou 1770.
    Le tournant de l'histoire est la victoire des Insurgents a Saratoga le 17 octobre 1777. Une armée de miliciens armée de bric et de broc
    défait une armée anglaise professionnelle. Neuf milles Anglais hors de combat,16 navires détruits ou pris. a040a  a033
    L'année suivante,un traité d'alliance d'amitié et de commerce est signé avec les 13 provinces,l'indépendance des Etats-Unis est reconnue. La protection des navires français aux navires américains est accordée,c'est une véritable gifle donnée a l'Angleterre.
    Une escadre de 12 vaisseaux quitte Toulon avec le premier émissaire français envoyé auprès du Congres américain. La rupture avec l'Angleterre est consommée.
    Et voici " l' épisode " de la " Belle Poule",son combat contre une frégate anglaise " l 'Aréthusa ".Dans un premier temps,cette frégate emportait Benjamin Franklin vers sa mère patrie. Elle fut interceptée par deux frégates anglaises qui exigèrent rien de moins que de se rendre. L'échange de phrase qui devint célèbre est lancé: " Je suis la Belle Poule,frégate du Roi de France.Je viens de la mer et je vais a la mer.Les bâtiments du Roi,mon maître ne se laissent point visiter".Impressionnées les frégates anglaises cèdent le passage.
    Il est possible que les services de renseignements anglaisaient apprit la présence de Benjamin Franklin a bord et que sa capture entraînerait des complications diplomatiques lourdes de conséquences. De forts coups de vents obligèrent la frégate a faire demi-tour
    débarquant son auguste passager qui embarqua sur une autre frégate la " Sensible " et regagna sa patrie sans encombre.
    Ce mercredi 17 juin 1778,la " Belle Poule" part en reconnaissance et reconnais 20 voiles,dont 14 au large de Roscoff.
    Elle fut bientôt rejoint par la frégate l' Aréthusa ". La guerre n'était toujours pas déclarée,mais l'Anglais fidèle a ses habitudes ouvrit le feu après deux sommations.Les deux frégates se foudroyèrent avec violence pendant près de cinq heures jusqu’à ce que l' " Aréthusa " très endommagée rompit le combat vers minuit et rejoignace son amiral. Très hargneuse,la " Belle Poule poursuivit son adversaire en lui lâchant plus de 50 coups sans que celui-ci puisse répliquer .
                                                                                       Coque de la Belle Poule frégate de 12
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    Ce combat célèbre suscita un engouement sans précédent en France. On vit nombre de gravures de ce combat ,mais aussi des coiffures a la " Belle Poule" pour les élégantes,l’enthousiasme populaire fut sans précédent. Ce fut aussi notre déclaration de guerre a l'Angleterre.
            Profil le plus crédible du vaisseau de 110 canons la Bretagne. La figure originale de proue représentant une femme serrant les armes de France et de Bretagne,trop abîmée fut remplacé par un lion. Les dauphins des retours de herpes souvent représentés ont eux aussi disparus remplacés par un coquillage aux armes de Bretagne. Les couleurs visibles ici représentent le vaisseau tel qu'il a participé a la bataille de Ouessant .
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                                                         Profil du vaisseau le " Languedoc" 80 canons, ( 10 canons de 6 livres furent ajoutés sur ordre de d'Estaing ).

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                                                     Coque de la frégate américaine " Confederacy " lancée en 1777. Cette frégate aux formes élégantes montrait le "savoir faire" des jeunes ingénieurs constructeurs américains. Elle dut se rendre a deux frégates anglaise en 1781. Construite trop légèrement avec du bois de mauvaise qualité,elle ne servit pas dans la Royal Navy et fut démolie avant la fin de la guerre.

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    A Bientôt pour de nouvelles aventures Amitiés Jean-Jacques a013 a158
    pascal 72
    Major
    Major

    pascal 72

    a009c

    Chouette récit Jean Jacques, je le suis avec intérêt, vivement la suite  a019

    a009c
    michaud
    Capitaine de Corvette
    Capitaine de Corvette

    michaud

    Je me laisse un peu emporter par l'histoire, mais cela explique tellement les politiques actuelles. Les mêmes erreurs se répètent...
    polchen57
    Maître Principal
    Maître Principal

    polchen57

    a009 Jean Jacques
    Que dire de plus que les copains
    le radoub du ponant : Origine des voiles royales - Page 6 Mini_16012208524045895
    A+ Pol
    michaud
    Capitaine de Corvette
    Capitaine de Corvette

    michaud

    a309 a309 a309 a309 a309 a309
    parellum
    Inspecteur Général de la Marine
    Inspecteur Général de la Marine

    parellum

    a009d

    Jean-Jacques, tu nous ravis : continue!! a170 et a026a
    Stearghall
    Commissaire Général des Fontes
    Commissaire Général des Fontes

    Stearghall

    a012

    @parellum a écrit:a009d

    Jean-Jacques, tu nous ravis : continue!!  a170  et a026a

    a020 ... Aaaaaah oui, tout à fait du même avis !
    Le sujet est agréable à lire, pas trop de texte, quelques vues pour aérer le tout,
    en plus du côté didactique, c'est vraiment sympa à parcourir

    a170 Jean-Jacques
    michaud
    Capitaine de Corvette
    Capitaine de Corvette

    michaud

    Chers lecteurs,couvrez vous bien,prenez vos jumelles ou vos longue-vue . La mer est verte,ourlée d'écume et les vagues courtes,nombreuses et rapides,poussées par de violentes bourrasques viennent inlassablement frapper les boucliers de granit du trident breton.

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                                                                              Tableau de Gaston Thiery - peintre de la Creuse

    le radoub du ponant : Origine des voiles royales - Page 6 Img_6755

    Nous sommes aux abords des cotes d'Armor,battues par les vents et les courants d'une des mers les plus dangereuses du monde.
    Les Anglais sont pourtant la quelques parts et se croient tout permis. La mer semble devenue leur propriété. De 1777 aux premiers mois de 1778,déja plus de 140 navires de Bordeaux a Nantes,de Bayonne a Marseille,de l’île de France a St Malo,nous ont été enlevés sans déclaration de guerre.. Une vingtaine de marchands sont retenus avec leurs équipages dans les ports anglais.Les voiles anglaises patrouillent près des cotes en toutes impunité.

                                                                                  Tableaux de John Chancellor

    le radoub du ponant : Origine des voiles royales - Page 6 Photo_59
                                                               Patrouille de frégates anglaises le long des cotes de Bretagne

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    Ce 12 février,un petit sloop de 18 canons se présente en rade de Quiberon ou l'escadre de Lamotte-Picquet avait jetée l'ancre.
    Se rapprochant du navire amiral le " Robuste",il ralenti l'allure et envoie a sa corne d'artimon un curieux pavillon blanc rayé de bandes horizontales rouge avec un serpent en diagonale. Le pavillon claque,visible de toute l'escadre et le petit navire tire une série de salves selon le code de salut international. Un grand silence, puis une série de salves partent du " Robuste" en signe de réponse couverte par le cris de joie de tous les équipages. John Paul Jones,car c'était lui venait a bord de son "Ranger" de faire reconnaître officiellement les couleurs américaines par la France.

        Typique batiment utilisé par les corsaires américains,celui-ci est la maquette présentée par Artisana Latina,le sloop baptisé symboliquement " Indépendance"

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                                                                            Autre pavillon utilisé par la Marine Continentale,future US Navy

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                                                           Les dés sont jetés

        Un mois après le célèbre combat de la " Belle Poule ",une escadre de 12 navires de ligne et 5 frégates commandée par d'Estaing se hâtait lentement vers les cotes américaines. La flotte était éclairée par une flottille de petits bâtiments et l'amiral en profitait pour entraîner ses équipages. Ce n'est qu'un mois après son départ que la flotte française franchit les colonnes d'Hercule.

        Le combat de la " Belle Poule" et de " l' Arethuse " - gravure tirée de l'oeuvre des Ozanne,inventaire illustré par Jacques Vichot
    Capitaine de Vaisseau Directeur des Musées de la Marine- Edition Neptunia

    le radoub du ponant : Origine des voiles royales - Page 6 Photo_64 ]

                              A  Suivre  Bonne lecture et bonne journée    Jean-Jacques a019 a013
    pascal 72
    Major
    Major

    pascal 72

    a009c 

    C'est vraiment captivant a019 

    a009c
    michaud
    Capitaine de Corvette
    Capitaine de Corvette

    michaud

    Merci Pascal . l'aventure continue..
    xavero63
    Premier Maître
    Premier Maître

    xavero63

    a009d    a170    a026a
    a014
    polchen57
    Maître Principal
    Maître Principal

    polchen57

    a009
    Que de belles documentation. MERCI
    Je reste dans mon fauteuille pour la suite
    le radoub du ponant : Origine des voiles royales - Page 6 Mini_160124011448934772
    A+ Pol
    michaud
    Capitaine de Corvette
    Capitaine de Corvette

    michaud

    L'escadre française parti de Toulon avait été aperçue par une voile anglaise faisant route vers l'Amérique. Cette frégate fit son rapport et aussitôt,13 bâtiments anglais prirent la même destination. En Manche,la flotte anglaise commandé par l'amiral Keppel forte de 22 voiles se déployait bientôt rejoint par 5 vaisseaux supplémentaires. Depuis quelques années déja,de longs convois de bois convergeaient vers la Bretagne,du chanvre travaillés par 1 200 cordeliers travaillaient cette fibre venant de Russie ( Riga) ,du lin,des fournitures de toutes sortes étaient rassemblées et stockés. Les voileries,menuiseries et forges retentissaient de milliers des milles bruits des différents corps de métiers préparant maintenant l' avitaillement pour trois mois a la mer. Depuis Tourville,on avait plus vu une telle activité. Des esquifs de toutes tailles sillonnaient la rade de Brest en se frayant un chemin entre les coques des navires guerres rassemblés.Une nouvelle foret semblait avoir poussée sur l'eau,une foret de mats.

    le radoub du ponant : Origine des voiles royales - Page 6 Photo_68


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    Brest est noyé de pluie,le temps est mauvais,de violentes rafales de vent mêlées d'embruns venant de l'ouest giflent la rade et la ville.
    Pourtant,bravant les éléments,quelques voiles sortent afin d'éclairer la flotte sur un éventuel appareillage.


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    Le 8 juillet,a bord du 110 canons la " Bretagne" l'amiral d'Orvilliers est réveillé a 2 heures du matin. " Amiral,le vent souffle du nord et régulièrement !". Aussitôt des ordres sont donnés,des pavillons montent aux drisses du navire amiral et d'autres pavillons ou flammes montent aux matures des différents navires de la flotte lui répondent l'aperçu. Signal a tous de désafourcher. Ici et la,roulements de tambours retentissent,des ordres fusent. Peinant en chantant au cabestan,les matelots relèvent les ancres. Lentement,majestueusement, la flotte appareille et défile dans le goulet et après avoir doublée les sinistres " Pierres Noires",met en panne. De toutes parts les canots sont mis a l'eau et convergent le navire amiral pour connaitre les ordres du Roi.
    Une fois le cachet de cire brisé et le message déplié,le message du Roi est on ne plus explicite:" Rendre aux armes de France le prestige dont elles jouissaient autrefois. Le souvenir des malheurs français et des fautes doit être complètement effacé ".
    Les ordres de Sa Majesté sont que les vaisseaux attaquent avec la grande vigueur et se défendent toujours jusqu’à la dernière extrémité. La lecture du message fut suivi de vibrants " Vive le Roi !" repris en échos sur tous les navires.
                                      Et ce fut ce que l'histoire retiendra: Ouessant
    La croisière de la flotte française s'établi vaille que vaille malgré quelques coups de vents contraires,mais par vent modéré et permit de ne pas trop contrarier quelques exercices ordonnés par l'amiral. Le vent est irrégulier en force et e direction,certains navires ne sont pas a leur place. Il faut constamment reformer la ligne de bataille,et cela devient urgent,car au loin viennent apparaitrent une vingtaine de voiles. Mais la flotte anglaise subit les mêmes problèmes. La flotte française a réussie a se former beaupré sur poupe régulièrement a 60 mètres d'intervalle. Mais la mer grossit,le vent se renforce obligeant les vaisseaux a manœuvrer pendant quatre jours et quatre nuits pour conserver une certaine cohérence. Par une nuit d'encre 5 vaisseaux s'égarent dont le " Duc de Bourgogne" de 80 canons qui commandait la  2 eme division blanche et bleue.
    La bataille connue plusieurs phases dans une mer déchaînée,ce qui obligeaient les vaisseaux a fermer les mantelets de leurs batterie basses. Mais ainsi,ils étaient privés de leur principale puissance de feu.Dans une première phase ,les deux flottes couraient dans le même sens.Les Anglais encore en paquet remontaient le vent avec des vaisseaux puissants,dont un 100 canons qui devint célèbre plus tard le " Victory", sur les Français qui semblaient fuir.
    D'Orvilliers donna l'ordre a la flotte de " virer vent devant tous a la fois".Les terriens appellent cela faire un tète a queue.
    Mais faire exécuter cela a des dizaines de vaisseaux dans une mer déchaînée,faut le faire !  Comme dans un ballet,la manœuvre fut exécutée a la perfection.
    Les deux flottes vont cette fois se croiser a six cent toises l'une de l'autre additionnant leur vitesse.C'est cette phase que représente le tableau de Gudin du Musée de la Marine.

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    Mais notre puissance de feu va se trouver affaiblie,le vent se renforce et les vagues sont menaçantes. La puissance du vent incline l'ensemble du corps de nos vaisseaux vers l'ennemi,nous obligeant a fermer les mantelets de nos batteries de 36 livres.
    L'effet contraire,les vaisseaux anglais eux, vont pouvoir s'en servir. Les ponts sont tellement inclinés que les canons,après avoir fait feu,reviennent d'eux mêmes en batterie. Les servant sont obligés de les déhaler pour les recharger.
    La" Bretagne " fonce sur le " Victory " et tire violemment plein bois.

                                                                                           Le Victory peint par John Chancellor

                   Navire de 64 canons anglais,ce type de navire fut progressivement retiré de la ligne,aussi bien du coté anglais que français,sa batterie principale étant trop basse ne pouvant servir par mer particulièrement formée.Certains furent transformé avec succés en frégate de 24 coté anglais. Coté français nous privilégions la construction de 74 canons plus puissants.
                                                                                                                         Peinture de John Chancellor

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                                                Figure de proue du vaisseau la " ville de Paris" vraisemblablement inspirée d'une fontaine de la capitale
                                                                           
                                                                   

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            Bouteille tribord du même vaisseau dans sa 1 ère version,le tableau de poupe sera modifié par la suite,plusieurs tableaux d'origine anglaise montrant un dessin en fer a cheval  lors de la bataille des Saintes plus tard. 

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    Le " Victory subit aussi les bordées de la " Ville de Paris ".
    Il fut secouru extrémiste par  le " Prince George " et le " Formidable " ( 90 canons). La "Ville de Paris" du tirer des deux bords contre un 80 canons le " Foudroyant " qui eu l'impudence de vouloir lui couper la route. Ce vaisseau eut sa coque fracassée,trois des ses sabords de sa batterie de 32 livres réunis en un seul trou béant Sur le point de succomber,il fut sauvé par un 74,
    le " Courageux "qui s'interposa entre" la Ville de Paris" et lui.Le Victory est sur le point de couler mais se maintient,il est gravement endommagé. Le défilé par la contre marche continu,et les vaisseaux sont si proche que les soldats embarqués utilisent les nouveaux fusils modèle 1777 flambants neufs. Six vaisseaux anglais rasés comme des pontons sont en petit paquet a l'écart de la mêlée et ont la chance d’être prit en remorque par leurs frégates avant que l'on n'envoie les nôtres pour les amariner.

                                                 Coque du 80 canons la " Couronne" qui lui aussi s'est particulièrement distingué pendant cette bataille

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                          Tableau de poupe de l' Amphion ( 50 pièces). Dernier navire de cette force,il eut une carrière mouvementée.
    Lancée en 1748,refondu en en 1764, a la bataille de Ouessant,il lutta avec ses malheureux 12 livres et ses pétoire de 6 et 8 livres de gaillard contre des ennemis très supérieurs. En partie dégrée,le feu a bord,sa coque percée comme un écumoire,étant le navire ayant le plus souffert,il dut sortir de la ligne et parvint a regagner Brest. Il participa par la suite a l'escorte de convois aux Antilles,il se distingua brillamment dans différents engagements sous d'Estaing,La Motte-Picquet et de Guichen. Il finit sa carrière a Rochefort en en 1787.

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    Le feu cessa vers 1h30 du matin et le silence se fit après trois heures de canonnades intensives. Onze vaisseaux anglais sont dégrées et assez endommagés,la flotte français ,elle, par contre est prête a nouveau a en découdre. Un 74 canons le " Diadème" fonce sur le " Victory en train de panser ses blessures et lui tire un coup de semonce au raz de son étrave. Extraordinaire,l'Anglais ne répond pas! Il fait demi-tour avec son escorte et rejoint le reste de l'escadre. La flotte française ,tous feux allumés,en ordre de bataille multiplie les provocations. Rien n'y fait et lentement rentre dans ses bases.
        Un grand moment dont la flotte française aurait marquée d'une manière plus éclatante et décisive,mais avec des  Si et des Mais....
        Le retour a Brest fut triomphale et eut un énorme retentissement dans tout le royaume. Des Te Deum furent donnés dans tous les églises. Le mythe de l’invincibilité anglaise avait vécu.

                 A Suivre                         Amitié  Jean-Jacques a013


    Dernière édition par michaud le Mer 16 Mar 2016 - 11:00, édité 1 fois
    parellum
    Inspecteur Général de la Marine
    Inspecteur Général de la Marine

    parellum

    a009d

    Des Te Deum furent donnés dans tous les églises. Le mythe de l’invincibilité anglaise avait vécu.

    Amen! fra

    Merci, Jean-Jacques

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